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À propos de Mariama Abdou Gado

Je suis Abdou Gado Mariama, étudiante en médecine à l'Université Abdou Moumouni de Niamey (Niger), membre du Réseau des Etudiants en Médecine de l'Afrique de l'Ouest (REMAO) et jeune ambassadrice pour la santé reproductive et le planning familial. Je fais de l'action de sensibilisation pour un changement de comportement et de mentalité. J'ai créé le blog "Hanyar Korey" qui signifie "bonne voie" en langue haoussa, pour informer les jeunes des moyens de protection sexuelle et de contraception. Vous apprécierez particulièrement la rubrique "Meilleure option" où je vous parle des meilleurs moyens pour protéger votre sexualité et meilleures méthodes de planning familial.

Je m’appelle Mintou, j’ai 18 ans, je vis dans une petite ville et je viens d’avoir mon baccalauréat.

Dans ma famille, je suis la seule à aller à l’école ; mes autres frères et sœurs ayant dû arrêter pour se consacrer aux activités champêtres avec mes parents.

Mon père a 2 femmes et 14 enfants dont je suis la 5ème et Dieu seul sait le combat que j’ai dû mener avec mon enseignante du primaire qui a tout fait pour me maintenir à l’école en discutant à chaque fois avec mes parents.

Toutefois, je dirais que la seule raison pour laquelle j’ai pu continuer mes études est que j’étais à chaque fois la première de ma classe et les visites des autorités locales pour récompenser mes efforts à travers plusieurs cadeaux à mes parents et moi a contribué  à me garder sur les bancs.

Aussi, de toutes les filles  de mon père j’étais la seule à ne pas m’être mariée. D’ailleurs, très souvent, les discussions tournaient autour de moi et mon père finissait toujours en ces mots : « si ce n’est les dons que l’état nous donne parce qu’elle va encore à l’école et qu’elle n’est pas mariée, elle serait déjà chez Kangeye ».

En effet, ce fameux Kangeye qui avait déjà 2 femmes passait très souvent chez mes parents et me harcelait à chaque fois que je sortais de l’école.

Je ne suis pas contre le fait de me marier, tout le monde se marie dans ma ville, mais je n’avais pas envie de le faire. J’avais envie de finir mes études, de travailler, je voulais devenir avocate. Je chérissais ce rêve que je savais pourtant impossible.

La vie dans ma petite ville était paisible, les liens très forts entre les habitants. On était vraiment bien entourés, mais je voulais sortir de là, surtout sortir ma mère de là. Ma maman était épuisée et maladive et cela s’aggravait chaque jour avec tous les travaux ménagers et champêtres.

Mon Baccalauréat en poche

Je me rappelle encore du jour où les résultats de mes examens furent annoncés au sein de mon école. On était 3 admis et je pouvais être fière de moi car j’étais la première.

La joie se lisait sur le visage de mon enseignante qui m’a motivé depuis toute petite. Elle me prit dans ses bras et fondit en larmes. Ensuite, elle me dit : « tu dois aller à l’Université ».

Dans mon cœur, cette phrase a rebondit car je savais que ce ne serait pas possible. Il n’y avait pas d’Université dans ma ville. Il fallait donc que je quitte la ville car l’Université la plus proche se trouvait dans une plus grande ville à environ 500 km et cette option était impossible à envisager car mon père avait été très clair : « tu as fini d’étudier ma fille, maintenant tu dois te marier car je n’ai plus les moyens de te prendre en charge. Tu dois aller chez ton mari ».

C’est clair, les cadeaux n’allaient plus pleuvoir et donc c’était la fin de mon périple scolaire.

Ces mots m’ont traumatisé pendant des jours. Je me sentais rejeter, que mon père se sente obliger de se débarrasser de moi pour ne plus avoir à me prendre en charge m’a fait beaucoup pleurer.

« Qui a dit que les filles devaient se marier » me disais-je ?

Mes ambitions Universitaires

Un matin, alors que j’étais allée faire la lessive au bord du fleuve,  mon enseignante envoya sa fille me demander de passer chez elle avant de rentrer.

Ce que je fis dès que j’eus finis ma lessive.

Une fois chez « tanti école » comme on l’appelait, elle m’annonça qu’elle a eu à envoyer mes papiers à l’Université d’à côté et que j’ai été accepté en faculté de droit comme je le voulais.

Ma réaction a été contraire à ce qu’elle attendait vu l’expression sur son visage. Je hochai la tête et m’exclama : « que c’est dommage. Tanti vous savez bien que je ne pourrais jamais aller à l’Université. J’ai entendu papa parler à El hadj Kangeye, je ne vais pas tarder à me marier ».

Elle se leva brusquement et cria : « tu iras à l’Université et cela je me battrai pour Mintou. Je ne t’ai pas porté jusqu’au bac pour te laisser te marier et devenir une femme au foyer. Tu es intelligente et je ne les laisserai personne te priver de tes ambitions »

Dans ma tête, je me disais « qu’elle est têtue cette dame », mais en même temps je gardais espoir qu’elle arrive à réussir ce qu’elle dit.

On continua à discuter et elle me parlait de sa fille qui étudiait dans l’autre ville. Elle m’expliquait qu’elle pourrait me prendre sous son aile et m’aider le temps que je prenne mes marques

  • Vous vivrez ensemble et je viendrai de temps à autre vous rendre visite. Il faut que tu fasses ce que tu aimes Mintou. Tu dois devenir avocate.

Mon mariage indésiré

Deux semaines plus tard, malgré tous ses allers et venus chez nous, « tanti école » n’avait pas réussi à convaincre mon père. Toutes leurs discussions se sont terminées en des disputes où mon père lui criait de se mêler de ce qui la regarde et de le laisser gérer sa famille.

La semaine d’après, la famille de Kangeye était chez moi avec leurs cadeaux et la dot de mon mariage. J’allais être mariée. C’était réel ! Toutes les filles de la famille et mes amies qui avaient déjà au minimum deux enfants étaient autour de moi dans la chambre. Je réalisais à peine ce qui se passait.

Je me rappelle que la fête du mariage eut lieu le lendemain même. Entres les « youyou », les « danses », les « plats » qui circulaient je ne trouvais pas ma place et je ne pus m’empêcher de verser des larmes. Je voyais mes rêves s’envoler. Ce jour-là, ma mère était venue me consoler : « Mintou, tout le monde se marie et tout le monde continue de vivre. Calme-toi ! Tu seras à côté de moi »

Mon enseignante malgré qu’elle était contre était passée au mariage, elle passa un peu de temps avec ma maman et les autres femmes dehors avant de rentrer me voir.

Traditionnellement, chaque aîné passe murmurer des conseils à l’oreille de la mariée, mais ce qu’elle me murmura me terrorisa : « Ecoute moi attentivement et ne change pas l’expression de ton visage. Ce soir quand il sera l’heure de t’amener chez ton époux et qu’on te demandera d’aller prendre ta douche avant le bain rituel, je veux que tu sortes et que tu me rejoignes chez moi. Un de mes amis de la ville est venu et il t’amènera chez ma fille ». Sur ce, elle s’en alla sans se retourner. Ces mots trottèrent dans ma tête toute la journée, mais j’avais décidé de ne pas l’écouter.

Choix difficile

La nuit tombée, j’étais allée prendre ma douche avec la ferme intention de rejoindre ma maman et les autres femmes pour le bain rituel, mais à peine m’étais-je habillée que les mots de « tanti école » me revinrent. Après quelques minutes de réflexion, j’hésitai encore, mais je me décidais enfin. Je la rejoins chez elle, toute effrayée.

  • « Mintou, je savais que tu viendrais » me lance t-elle en me tenant les mains.

Puis, sans perdre de temps, elle me tira dans la plus grande discrétion. On marcha quelques mètres de chez elle et on tombât sur une voiture.

« c’est elle, Mounkaila » dit-elle puis se retourna vers moi. Je n’avais jamais encore vu ce regard qu’elle me lança. Il fut long et profond.

Je ne me rappelle pas exactement de ce qu’elle m’a dit car j’étais ailleurs. Je n’avais jamais été à l’encontre des décisions de mes parents, je ne les avais jamais quittés. Je me souviens juste qu’elle m’a prise dans ses bras, m’a poussé dans la voiture et s’en est allée.

Mon départ vers l’inconnu

Tout au long du trajet, je me posais énormément de questions en même temps que mes larmes coulaient : « Que suis-je entrain de faire ? »

Le lendemain matin, je dormais quand nous arrivâmes devant une grande maison. Le monsieur m’avait réveillé et avait pris le soin de m’emmener à l’intérieur.

En rentrant, je me rendis compte qu’il s’agissait d’une cour commune avec plusieurs petites maisons.

On s’arrêta devant la deuxième porte et le monsieur tapa.

Une jolie fille ouvrit la porte. Je me rappelle encore de son sourire quand elle me prit dans ses bras : « Mintou tu es là. J’ai pas pu fermer l’œil de la nuit. Viens entre ! »

Je ne la connaissais pas, mais elle était si heureuse de me voir. C’était Ramatou la fille de « tanti école ».

Elle me fit entrer à l’intérieur, m’offrit à manger et à boire et me proposa de prendre une douche.

A peine étais-je sortie de la douche, qu’elle se précipita pour me porter son téléphone à l’oreille.

  • C’est maman, elle voulait avoir de tes nouvelles
  • Je vais bien tanti et vous ? demandai-je

On discuta quelques minutes avant qu’elle ne raccroche

J’étais en ville. J’avais désobéis à mes parents, c’est tout ce à quoi je pensais. Je me demandais aussi la misère que ma famille fera à « tanti école ». J’en étais sûre par rapport à ma disparition. Je pensais à leur inquiétude en ne sachant pas où je suis.

Une nouvelle vie

Une nouvelle vie avait commencé pour moi. J’allais à l’université et je m’adaptais peu à peu à la vie de cette ville.

La fille de « tanti école » était vraiment très généreuse avec moi.

Je venais de prendre ma première bourse et je pensais énormément à ma mère et mes petits frères et sœurs. Je voulais leur envoyer un peu d’argent, mais je ne savais pas comment faire.

Je me suis arrangée à prendre le bus la nuit pour arriver le lendemain matin à l’heure où mon père et mes frères seraient au champ.

Je n’oublierai jamais les cris de ma mère quand elle me vît :

  • Mintou c’est toi ! Tu es de retour ? Où étais-tu ? J’étais morte d’inquiétude
  • Je vais bien maman, mais je ne suis pas revenue. J’étudie maintenant à L’Université. Tout se passe bien.

J’eus à peine le temps de saluer mes sœurs que je devais déjà repartir :

  • Mintou dis-moi où tu vis ?
  • Non maman, je ne peux pas, mais je repasserai te voir. Je vous aime

Nouveaux sentiments

Deux ans que je vis loin de ma famille et que je poursuis mon rêve de devenir avocate.

Cet après-midi là, Ramatou avait reçu de la visite. Deux camarades de classe.

Je revenais de mes cours, elle me les a donc présenté brièvement et je suis allée me coucher car j’étais exténuée.

A mon réveil, Ramatou m’expliqua que l’un de ses camarades a « flashé sur moi ». Ce sont exactement les mots qu’elle a utilisé.

  • Il dit que tu es très belle et m’a demandé ton contact
  • Et tu lui as donné ?
  • Ben oui. Il est bien. Je le connais depuis 3 ans actuellement
  • Je n’ai jamais eu de petit ami Ramatou et je préfère me consacrer à mes études
  • En tous cas il t’appelera et j’espère qu’il te plaira

Je vous épargne les détails du début de notre relation, mais je me souviens encore des semaines qu’il a passé à me courtiser avant que je ne cède.

Il s’appelait Abdoulaye et était un peu plus agé que moi. J’étais dans ma 20e année et lui venait d’avoir 23 ans.

C’était un garçon très attentionné. J’étais très loin de ma famille et son affection ainsi que toutes les marques d’attention qu’il me portait me faisait du bien. On passait beaucoup de temps ensemble et il n’hésitait  pas à me couvrir de cadeaux.

C’était ma toute première relation et je puis vous dire que j’aimais Abdoulaye de tout mon cœur.

La fête à vie

Cela fait plus d’ un an que Abdoulaye et moi on se fréquentait et j’étais vraiment heureuse.

C’était un Samedi, il devait être aux environs de 16h quand Abdoulaye m’appela pour m’inviter à une petite fête surprise qu’il organise en l’honneur de son meilleur ami.

Ramatou et moi étions à la cuisine. Je l’informai donc et lui demanda de m’y accompagner.

On était invité à 20h

On s’était fait toutes belles particulièrement moi. Je voulais qu’Abdoulaye soit fière de me présenter à ses amis et qu’il soit heureux des efforts que j’ai fourni pour lui plaire.

On s’est rendu à la fête vers les 21h et tout le monde était déjà là.

Il y avait énormément de monde que nous avions même eu du mal à voir Abdoulaye ; c’est lui qui nous a aperçu.

J’avais des papillons dans le ventre à chaque fois qu’il me lançait son regard admiratif. J’étais toute contente qu’il me trouve belle, « resplendissante » comme il me lança.

La fête était vraiment bien. On s’amusait depuis plus de 2h maintenant. Je voulais rentrer et je le fis comprendre à Ramatou et Abdoulaye, mais cette fêtarde n’avait vraiment pas épuisé son énergie.

Abdoulaye proposa alors de me ramener.

La discussion à vie

On discutait tout au long du trajet et il me confia comment il a perdu sa mère à l’âge de 12 ans suite à une maladie qu’il ne saurait expliquer. Ce n’est pas qu’on en avait jamais parlé, mais cette nuit-là il m’a donné beaucoup de détails.

Une fois chez moi, on continua la discussion au salon et il était très abattu, tout triste. Je lui pris donc dans mes bras, mais Abdoulaye eut un comportement assez étrange et me toucha les  seins.

Je m’éloignai donc et lui proposa de rejoindre ses amis qu’il avait laissé à la fête alors qu’il était l’hôte.

Je n’oublierai jamais le regard qu’il avait. Il n’avait pas l’air de m’écouter

Je ne connaissais pas ce regard et cela me terrorisa. Au fond de moi, je sentais que quelque chose allait se passer, mais je me persuadais que l’amour qu’on partageait sera plus fort.

L’amour à échec

J’ai encore cette image de ses mains m’agrippant et de ses lèvres me volant un baiser.

  • Abdoulaye que fais-tu ? Arrête ça !

Je criais de toutes mes forces, mais il ne semblait pas m’entendre. Il me poussa sur le divan et se mit sur moi.

Il me touchait, se frottait à moi, m’embrassait. Les sensations étaient désagréables. Je ne pu m’empêcher de verser des larmes. J’avais l’impression d’avoir un animal au dessus de moi.

Il s’arrêtait un moment et me regarda. Je pensais que c’était la fin du cauchemar, mais il repartit de plus belle. Il m’arracha mes vêtements…….

Je vous épargne les autres détails qui me déchirent encore aujourd’hui quand j’y repense, mais retenez qu’Abdoulaye a abusé de moi et qu’il s’en est allé en me laissant là gisant dans mon sang et n’ayant que mes  yeux pleurer alors que chaque partie de moi ressentait chacune des horreurs qu’il m’a fait subir.

Cet homme que j’aimais de toutes mes forces m’a fait du mal. Ce même homme qui promettait de me respecter toute sa vie m’a démontré la pire marque de manque de respect. Cet homme m’a violé !

Je me demande ce qui lui ai passé par la tête cette nuit-là. Je ne trouverai jamais d’explications car après cette nuit-là, Abdoulaye a disparu complètement de la circulation et ce n’est pas faute de l’avoir recherché car étudiante en droit que j’étais j’avais promis de ne pas le laisser s’en sortir. Tout l’amour que j’avais pour lui s’était transformé en la plus grande haine qu’on pouvait avoir pour quelqu’un.

A vie aux médecins

Je séjournais dans un hôpital de la place pour soigner chacune des blessures que cet incident m’avait laissé.

Ramatou et « tanti école » était à mon chevet chaque jour.

Je sais qu’elles culpabilisaient beaucoup, mais ce qui était fait était fait et personne ne pouvait le prédire, mais cette soirée là le médecin allait m’apprendre quelque chose qui allait remettre à zéro tous les efforts que j’avais fait pour me reconstruire durant ces quelques jours.

Quand il était rentré dans la chambre et qu’il m’expliqua qu’il devait m’annoncer quelque chose, je m’imaginais déjà de quoi il s’agissait.

  • Mintou vous êtes enceinte !

Dans ma tête, tout venait de s’écrouler.

J’avais quitté les miens pour cette ville dans l’espoir de faire de mes rêves une réalité. J’étais partie avec de fortes ambitions dont il ne restait plus rien.

Comment allais-je faire avec une grossesse ? Comment allais-je l’annoncer à ma mère ?

Mon avortement à vie

La nuit d’après alors que j’étais de retour à la maison, « tanti école » et sa fille me firent la proposition de me faire avorter car disait-elle un enfant à mon âge allait anéantir ma vie et je ne m’en sortirais pas.

Personnellement, je suis croyante et je voyais cela comme un meurtre car il s’agit quand même d’un petit être qui grandi en moi, mais je n’avais pas d’autre choix.

Si je gardais cette grossesse, comment allais-je supporter le regard et le jugement des autres ? Comment allais-je m’occuper de cet enfant ? Quel homme voudrait de moi ? Sans compter que mon père serait capable de me renier et que ma mère en mourrait.

J’acceptais alors leur proposition et la semaine d’après je me fis avorter.

Cela s’est passé clandestinement car l’avortement n’est pas légal dans mon pays, mais rien ne s’est passé comme prévu. Au cours de l’intervention, j’ai énormément saigné et c’est sans grande surprise que je perdis la vie sur la table d’opération.

Des rêves sans vie

C’était la fin ! La fin de tous mes combats.

Tout ce que j’avais réussi à construire jusqu’ici n’avait plus d’importance et mes parents n’auront que leurs yeux pour me pleurer.

Tous ceux qui se sont alignés à ma lutte de la quête du savoir notamment « tanti école » et « Ramatou » porteront à jamais la culpabilité de ce qui m’est arrivé, mais en réalité aucune d’entre elles n’est coupable, même le destin n’est pas coupable ; le seul coupable reste et restera toujours cet homme qui m’a pris mon innocence sans aucune pitié.

La justice d’ici-bas ne l’a pas frappé, mais la divine ne le râtera très certainement pas.

C’était mon histoire et j’espère qu’elle servira d’exemple aux autres. Un exemple à plus de prudence car aucun être humain ne mérite ce que j’ai vécu.

 

FIN

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Merci beaucoup de m’avoir lu.

Vivre avec le VIH SIDA

Qu’es ce que le VIH SIDA ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : « Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est un rétrovirus qui s’attaque aux cellules du système immunitaire et les détruit ou les rend inefficaces. Aux premiers stades de l’infection, le sujet ne présente pas de symptômes. Cependant, l’évolution de l’infection entraîne un affaiblissement du système immunitaire et une vulnérabilité accrue aux infections opportunistes. Le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) est le dernier stade de l’infection à VIH. Il peut se déclarer au bout de 10 à 15 ans. »

Les voies de contamination

Le VIH se transmet à l’occasion de :

  1. Rapports sexuels (anaux ou vaginaux) non protégés
  2. Une transfusion de sang contaminé ou de l’échange de seringues contaminées
  3. Il se transmet aussi de la mère à l’enfant pendant la grossesse, lors de l’accouchement ou au cours de l’allaitement au sein.

Les méthodes de protection

La protection contre le VIH SIDA passe par des méthodes de prévention contre la contamination au virus.

En effet, « prévenir au lieu de guérir » est le crédeau parce qu’au final on ne guérit pas du SIDA. Aucun traitement curatif n’existe à l’heure actuelle même si les recherches se poursuivent.

De même aucun vaccin n’a encore été découvert.

Alors il faut se protéger du VIH SIDA en étant vigilant et en adoptant quotidiennement des comportements responsables.

1. Utiliser le préservatif masculin ou féminin

L’usage correct et régulier de préservatifs masculins ou féminins pendant la pénétration vaginale ou anale empêche la transmission des maladies sexuellement transmissibles, y compris le VIH/sida.

2. Se faire Dépister

Vous vous demandez certainement en quoi le dépistage constitue un moyen de protection.

En fait, le dépistage est même la première étape du comportement responsable que vous devez adopter.

En effet, connaître votre statut sérologique est important car si vous êtes « séronégatif », alors vous renforcerez votre vigilance et si malheureusement vous êtes « séropositif », vous pourrez associer vigilance et traitement en vue de vivre normalement et vous contribuerez à sauver des vies en avisant votre partenaire qui devra obligatoirement se faire dépister aussi.

Le dépistage du VIH/sida et d’autres IST est fortement recommandé à toutes les personnes exposées à un quelconque des facteurs de risque. Les personnes concernées peuvent ainsi prendre connaissance de leur propre statut infectieux et accéder aux services de prévention et de traitement nécessaires sans délai. L’OMS recommande également de proposer le dépistage aux partenaires ou aux couples. Elle préconise aussi des démarches assistées de notification des partenaires de manière à ce que les personnes séropositives bénéficient d’un soutien pour informer leurs partenaires, soit par elles-mêmes ou soit par l’intermédiaire de prestataires de soins.

3. La circoncision

Dans nos pays d’Afrique, ceci n’est pas un débat, les hommes sont circoncis dès leur plus jeune âge.

Même si les raisons restent beaucoup plus culturelles, religieuses que médicale, nous perpétuons une tradition qui protège l’homme de plusieurs maladies et réduit considérablement le risque de contracter le VIH.

En effet, en 2007, l’OMS a recommandé la circoncision médicale volontaire de l’homme en tant que stratégie de prévention additionnelle de la contamination au VIH SIDA

4. Utiliser des antirétroviraux pour la prévention

A ce niveau, vous devez comprendre que cette méthode ne vous protège pas de contracter le VIH ; c’est-à-dire que ce n’est pas parce que vous prenez des antirétroviraux que vous n’allez pas contracter le virus du SIDA, mais vous aiderez à protéger votre partenaire.

Aussi, vous ne pouvez utiliser cette méthode que si vous avez été dépisté « séropositif ».

En effet, en 2011, un essai a confirmé que si une personne séropositive suit strictement un schéma thérapeutique antirétroviral efficace, le risque de transmission du virus au partenaire sexuel non infecté est potentiellement réduit de 96%.

Toutefois, la marge de 4% ne fait pas de cette méthode une prévention sûre alors ne prenez pas de risque et utilisez le préservatif.

Utilisez la méthode si vous le souhaitez, mais associez-y le préservatif !

5. Prophylaxie préexposition (PPrE) à l’intention du partenaire séronégatif

Elle consiste en la prise quotidienne de médicaments antirétroviraux par des personnes séronégatives dans le but de bloquer la transmission de ce virus.

L’OMS la recommande en tant qu’option préventive pour les personnes exposées à un risque d’infection par le VIH.

Depuis le début de son utilisation, cette méthode a fait ses preuves dans la réduction de l’infection au VIH SIDA. En effet, plus de 10 études contrôlées randomisées ont démontré l’efficacité de la PPrE dans la réduction de la transmission du VIH parmi diverses populations.

Mais je le répète encore, l’utilisation de cette méthode n’exclut pas l’utilisation du préservatif : vous devez l’utiliser en association à la prophylaxie.

6. Prophylaxie postexposition du VIH (PPE) du VIH

Ici, il s’agit de prendre des ARV dans les 72 heures suivant une exposition au VIH pour prévenir l’infection.

Cette méthode inclut la délivrance de conseils, des premiers soins et du dépistage du VIH et l’administration d’un traitement ARV pendant 28 jours avec un suivi médical.

7. Réduire les risques pour les consommateurs de drogues par injection

Les personnes qui s’injectent des drogues doivent prendre des précautions pour ne pas contracter le VIH en utilisant à chaque injection du matériel stérile, notamment les aiguilles et les seringues, et en ne partageant pas le même matériel et les mêmes solutions de drogues lors de leur consommation.

NB : la prise de drogue a de terribles conséquences sur votre santé autant physique que mentale et elle est considérée dans plusieurs pays comme un déli passible de sanctions pénales.

8. Prévenir la transmission mère-enfant (TME) du VIH

On appelle transmission mère-enfant (TME), la transmission par une mère séropositive du virus à son enfant

On peut prévenir la TME en administrant à la fois à la mère et à l’enfant des antirétroviraux dès que possible au cours de la grossesse et pendant la durée de l’allaitement.

« En 2017, 80% du nombre estimé à 1,1 million des femmes enceintes vivant avec le VIH dans le monde ont reçu un traitement ARV visant à prévenir la transmission de l’infection à leur enfant. », OMS.

Les chiffres (selon l’OMS)

C’est en 1983 que le VIH fut découvert par un célèbre biologiste virologue français « Luc Montagnier » et depuis, les dégâts sont énormes.

Le virus continue de faire des victimes et de tuer des millions de personnes sans que l’on ne puisse rien faire malgré toute la science médicale que l’Homme possède : aucun vaccin et aucun traitement curatif font de cette maladie l’une des plus redoutées du monde.

Avec plus de 35 millions de morts à ce jour, le VIH continue de représenter un problème mondial majeur de santé publique.

En 2017, 940 000 personnes sont décédées d’une ou des causes liées au VIH dans le monde.

Fin 2017, on comptait dans le monde environ 36,9 millions de personnes vivant avec le VIH, dont 1,8 million d’enfants.

Notez aussi que la Région africaine est la région la plus touchée avec 25,7 millions de personnes vivant avec le VIH en 2017. Elle concentre également plus des deux-tiers des nouvelles infections par ce virus survenant dans le monde.

Aussi, le VIH SIDA reste une maladie complexe en ce sens où sa manifestation reste très tardive : environ 10 à 15 ans pour que les premiers symptômes surviennent alors que virus continue de s’attaquer au système immunitaire.

En effet, on estime qu’actuellement 75% seulement des personnes vivant avec le VIH connaissent leur situation.

Ce sont ces chiffres qui me sidère, qui m’effraie et qui font que je mène depuis quelques années maintenant des réflexions autour de la question.

L’objectif premier de ces réflexions est de « trouver les meilleurs moyens de lutter contre ce virus ». Dans l’optique de l’atteindre, j’essaie de comprendre pourquoi ce virus continue de se propager car je me dis que si nous comprenons cela nous saurons où attaquer.

Je suis ainsi arrivée à la conclusion qu’il existe trois situations qui permettent au virus de continuer son évolution au sein de l’espèce humaine :

Né(e) avec le SIDA

C’est selon moi la situation la plus horrifiante de la maladie à VIH SIDA.

Etre porteur du virus dès les premiers instants de sa vie.

C’est vraiment choquant de voir cet être aussi innocent qu’est un « bébé » naître séropositif : il n’a rien demandé, ni de naître et encore moins d’être condamné à vivre sous le poids de cette maladie.

Conséquence d’une négligence, d’une méconnaissance ou encore d’une sous-information de la mère, « chaque jour plus de 1200 enfants naissent infectés par le VIH dont 90% des cas en Afrique», (OMS).

C’est une situation plus qu’alarmante et extrêmement désolante à laquelle il faut remédier urgemment.

Beaucoup d’efforts sont consentis et il faut les accentuer pour arriver à bout de ce fléau qui détruit nos sociétés.

Désinformé(e)

Aujourd’hui encore, alors que partout on parle de la thématique, il existe encore des personnes qui ne savent pas ce que c’est que le VIH SIDA.

Les régions les plus reculées du monde et inaccessibles je peux comprendre, mais en plein milieu urbain, je ne conçois pas cela et je me dis alors que la communication échoue et qu’il faut revoir les méthodes utilisées.

On doit s’assurer que le message passe. Sensibiliser encore et encore ! Surtout envers les adolescents et jeunes que l’on oublie souvent surtout dans notre contexte sociale, mais on ne doit pas se voiler la face, ce sont les premiers concernés car ce sont eux qui sont dans la phase de développement des caractères sexuels secondaires et qui découvre la sexualité. Nous n’avons pas le droit de les laisser accueillir cette période désinformés et par leurs propres moyens, vu tous les dangers : nous devons les accompagner pour qu’ils puissent vivre ce moment de manière responsable.

Prise de risques

Comme le dit un adage de chez nous (Niger), « Haykan gua Adammizé marey, wa dine dey na gua ba » qui signifie : « l’être humain aime ce qui lui nuit » et cela se vérifie dans plusieurs domaines de la vie et d’autant plus quand on parle du SIDA.

C’est souvent assez inconcevable de voir des personnes informées du VIH SIDA ainsi que de ses conséquences et tout ce qu’il y a de néfastes qui l’accompagnent, s’adonner à des pratiques imprudentes. J’appelle cela de « la prise de risques » !

Ce sont ceux-là qui disent vivre leur vie à pleine allure et en profiter au maximum, n’étant pas conscient ou fermant les yeux sur tout ce qui peut advenir en termes de dégâts.

Ce sont ceux-là qui te diront : « l’homme finira par mourir un jour ou l’autre ». Certainement oui, mais es-ce une raison d’anticiper le moment ?

Je pense très sincèrement qu’on ne doit pas raisonner ainsi car ce sont des pensées qui ne nous font pas avancer : donnons de la valeur à notre vie, chérissons-la, préservons-la car nous avons beaucoup de choses à faire et beaucoup de personnes à ne pas décevoir.

Comment vivre avec le SIDA ?

Avec plus de 37 millions de personnes atteintes aujourd’hui, le VIH SIDA restent l’une des épidémies les plus graves au monde évoluant depuis 35 ans.

Elle est considérée comme une fatalité car ne disposant d’aucun traitement curatif.

Tout de même, il existe un traitement préservatif des plus efficaces grâce aux antirétroviraux qui permettent d’empêcher le développement et la multiplication du virus, de sorte que les personnes qui en sont porteuses peuvent bénéficier d’une vie longue, productive et en bonne santé.

Selon l’OMS : « En 2017, 21,7 millions d’individus porteurs du VIH dans le monde recevaient un traitement antirétroviral » et «

En regard de tout ceci, je refuse de considérer que le VIH SIDA est une fatalité. On doit réadapter notre langage et parler de « maladie chronique ». Oui ! le VIH SIDA est une « maladie chronique » au même titre que le diabète ou encore l’hypertension artérielle. Elle se traite comme toute maladie chronique qu’on sait qui ne se guérit pas, mais qui ne condamne pas à une mort subite : c’est une maladie avec laquelle on peut vivre aisément à condition de suivre un traitement strict et régulier à base d’antirétroviraux.

Et au-delà du traitement et de la forme physique, c’est le social qui est d’autant plus important. Etre séropositif ne devrait pas être stigmatisé, mais force est de constater que c’est le cas et au final ce n’est même plus la maladie qui détruit, mais c’est le regard des autres, leurs jugements.

Je souhaiterais ici lancer un message à tous ceux qui vivent avec cette maladie qu’est le SIDA : « Ne vous laissez pas abattre par les mots ni les regards des uns et des autres. Vivez votre vie normalement et paisiblement. Vous n’êtes en aucun cas un être inférieur ou diminué, au contraire !  Puisez votre force dans cette circonstance et avancez. Avancez et réalisez vos rêves ! »

 

Si vous êtes d’accord avec moi que le SIDA n’est pas une fatalité et que nous ne devons pas stigmatiser les séropositifs, participez à ma campagne pour « lutter contre la stigmatisation des séropositifs » en me laissant un commentaire pour soutenir les séropositifs sur cette publication facebook : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=259162474733937&id=132998904016962

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Merci beaucoup de m’avoir lu et à la semaine prochaine !

Contraception : une méthode, une femme

La contraception est une avancée médicale qui permet aux femmes de décider du moment de leurs grossesses. Il suffit de faire le choix d’une méthode et de l’utiliser pour être sûre de ne pas tomber enceinte. Puis, lorsque le désir de grossesse se manifeste, il faut juste arrêter l’utilisation et accueillir sereinement celle-ci.

Dit ainsi cela a l’air très simple et c’est le cas ! C’est vraiment très simple. Mais, force est de constater que pour beaucoup de femmes utiliser la contraception relève d’un véritable casse-tête chinois. En cause la procédure qu’elle adopte. Ce sont celles-là que tu vois faire de la mauvaise publicité à la contraception. Elles pensent bien faire parce qu’elles ont testé et veulent mettre en garde les autres : « j’ai utilisé la contraception, mais cela n’a pas marché » ; « j’ai eu des problèmes de santé quand j’ai utilisé telle méthode » ; « j’ai utilisée telle méthode et elle est vraiment compliquée ». Autant d’affirmations pour expliquer leur échec alors qu’elles ne comprennent même pas pourquoi cela a échoué.

Comme j’aime souvent le dire : «Après un échec, ce n’est pas le fait de se relever le plus important, le plus important c’est de se relever après avoir compris pourquoi l’on a échoué».

Pourquoi ma contraception a échoué ?

De nos jours, presque tout le monde entend parler de contraception et pense en savoir l’essentiel. C’est vrai que beaucoup de personnes comprennent le concept, mais comprendre le concept n’est pas suffisant quand on fait le choix de l’utiliser. Il y a une panoplie de détails à connaître et c’est souvent là que le problème se pose. Énormément de femmes ne les connaissent pas et ne cherchent pas à les connaître. Elles s’en tiennent à leurs vagues connaissances et aux idées que leurs consœurs ayant déjà fait l’expérience leur donnent. C’est une bonne chose de demander avis à un expérimenté, mais en matière de contraception cela ne l’est pas forcément car « la contraception : c’est une méthode, une femme ! ». Eh oui mesdames ! Ce n’est pas parce que telle méthode a marché pour telle femme qu’elle marchera forcément pour vous. Aussi, ce n’est pas parce qu’elle n’a pas marché pour telle femme qu’elle ne marchera pas pour vous et cela peu importe vos points communs. C’est pourquoi, vous devez faire le choix de votre méthode en fonction de vous car elle est pour vous et pour personne d’autre.

Comment choisir sa méthode contraceptive ?

  1. Comprendre la contraception :

Tout d’abord, il faut comprendre « la contraception ».

Vous n’allez pas vous lancez dans quelque chose que vous ne comprenez pas. Cela s’applique dans tous les domaines de la vie : « ne vous lancez jamais dans quelque chose que vous ne comprenez pas ».

Alors, pour comprendre la contraception, il faut savoir ce que c’est, quels en sont les objectifs et comment cela fonctionne.

La connaissance de ce fonctionnement passe par celle des différentes méthodes contraceptives. Il s’agit ici de les étudier, de leur définition en passant par leur mode d’action et d’utilisation ainsi que leurs effets indésirables et précautions d’emploi.

Pour vous aider à cela, je vous redirige vers mon article sur les méthodes contraceptives via ce lien : http://agado.mafamilleplanifiee.org/les-differentes-methodes-de-contraception/ . Vous n’y trouverez pas les effets indésirables et précautions d’emploi, mais ce sont des points que nous étudierons dans mes prochains articles.

  1. Pourquoi la contraception ?

Ne dit-on pas que « parce que je sais ce que je veux, je sais où je vais ».

C’est donc tout naturellement qu’après la connaissance, il faut impérativement savoir pourquoi vous voulez utiliser la contraception.

En sachant exactement ce que vous visez, vous pourrez vous appliquer au mieux dans votre choix et dans l’utilisation que vous ferez.

Il existe plusieurs raisons d’utiliser la contraception parmi lesquels l’espacement des naissances, le choix du moment de ses grossesses, la protection contre les maladies sexuellement transmissibles*. Ce sont d’ailleurs ces raisons qui ont principalement donné naissance aux méthodes contraceptives qui permettent ainsi de lutter contre de nombreux problèmes socio-économiques.

Vous devez donc trouver votre propre raison et pour vous y aider, jetez un œil à mon article ci-après : http://agado.mafamilleplanifiee.org/pourquoi-utiliser-la-contraception/ .

Aussi, gardez en tête lors de cette réflexion, qu’il s’agit certes de votre méthode de contraception, mais que la contraception ne concerne pas que vous lorsque vous la pratiquez. Son impact n’est pas individuel : « il ne s’agit pas que de vous, mais de votre famille, de votre entourage, de votre société et au-delà du monde entier ».

*Seul le préservatif protège contre les maladies sexuellement transmissibles

  1. L’avis de votre conjoint

C’est souvent le point que les femmes omettent, mais c’est l’un des plus importants. Sachez mesdames qu’un enfant se construit à deux et vous devez donc discuter avec votre conjoint avant de pratiquer la contraception.

Ne partez pas sur la base de : « Il ne comprendra pas » ; « Il ne voudra pas ».

Si vous ne lui avez pas parlé, comment savez-vous qu’il ne sera pas d’accord ?

Il peut être réticent, c’est normal, mais c’est à vous de lui expliquer, surtout que vous avez bien compris de quoi il s’agit d’où vous voyez l’importance de bien comprendre la question.

Si sa réticence persiste, c’est souvent parce qu’il n’est pas sûr de ce que vous avancez ; alors consultez ensemble un spécialiste qui le rassurera et lui donnera toutes les réponses aux éventuelles questions qu’il se pose.

En tous cas, il est important que votre conjoint soit avec vous dans la pratique de la contraception et qu’il participe au choix de la méthode. S’il est impliqué, vous pouvez être sûre que votre contraception sera efficace et votre couple d’autant plus préservé.

  1. Les conditions et le mode de vie

Il est crucial de tenir compte de vos conditions et votre mode de vie car d’eux dépendra l’efficacité de la méthode.

En effet, si une méthode ne s’accorde pas à votre mode de vie, vous ne pourrez pas l’utilisez.

Par exemple, si vous êtes quelqu’un qui n’est pas capable d’être assidu, choisir une pilule contraceptive ne servira à rien car vous ne pourrez pas la prendre régulièrement aux heures indiquées.

Aussi, si vous êtes quelqu’un d’impatient alors le préservatif ne marchera pas pour vous car vous ne prendrez pas le temps de l’enfiler avant de passer à l’acte.

Il y a plusieurs exemples, alors, prenez la méthode qui vous convient, celle que vous pourrez facilement et convenablement utiliser.

Aussi, choisissez une méthode que vos conditions de vie pourront assumer. Il ne sert à rien de choisir une méthode que vous ne pourrez même pas gérer financièrement donc faîtes en fonction de votre budget.

  1. Santé

La contraception comme tout acte médical présente des indications strictes ainsi que des contre-indications, mais également des effets indésirables et des précautions d’emploi. Tout ceci est en directe relation avec votre état de santé. C’est pourquoi, il est important de consulter un spécialiste de la santé avant le choix d’une méthode contraceptive.

Médecins, infirmiers, sages-femmes, aide-soignants etc sont tous spécialistes de la santé et sont en mesure de vous fournir des informations sur la contraception.

Au Niger, selon la réforme 2011-2015 du plan de développement sanitaire, il a été préconisé par délégation de compétences les sages-femmes pour assurer les services de consultations prénatales, d’accouchement ainsi que de planification familiale dans les Centres de Santé Intégrés (CSI). Si vous vous rendez donc dans un CSI, vous pouvez entièrement leur faire confiance car elles sont formées en la matière.

Toutefois, sachez que vous pouvez aussi consulter l’agent de santé que vous voulez en ce qui concerne le choix de votre contraception dans n’importe quel centre de santé, qu’il soit public ou privé.

 

En conclusion, comme vous l’aurez compris, le choix d’une méthode contraceptive s’étudie afin qu’il soit celui qui vous convienne le mieux. Plusieurs facteurs vous concernant directement interviennent, à savoir : la ou les raisons pour lesquelles vous souhaitez faire de la contraception, vos conditions et votre mode de vie, votre santé et l’avis de votre conjoint (n’omettez pas de lui en parler, c’est crucial !).

Aussi, ne vous basez pas sur les expériences de vos consœurs car en matière de contraception c’est « une méthode, une femme ! ». En d’autres termes, chaque cas est spécifique de l’utilisatrice.

Ensuite, j’insiste beaucoup et je le répète encore : consultez un spécialiste en la matière. Ne faites jamais le choix toute seule car faire de la contraception est un acte médical et tout acte médical doit être accompagné d’un avis médical en vue de préserver votre santé.

 

Si vous utilisez déjà une méthode de contraception, dîtes-moi en commentaire comment vous l’avez choisi. Si vous n’en utilisez pas encore et souhaitez en utiliser, faîtes moi savoir si l’article vous aide. Aussi, posez vos questions si vous en avez sur le sujet, j’y répondrai avec plaisir.

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Merci beaucoup de m’avoir lu et à la semaine prochaine.

La voix de Aicha Macky contre le mariage précoce

Sociologue de formation, Aicha Macky est réalisatrice de cinéma documentaire depuis 2012

Pourquoi le Cinéma? D’où vient votre passion pour cet art?

Le cinéma parce-que pour moi c’est la meilleure façon de traiter les maux qui minent notre société mais aussi de montrer le beau et le laid qui s’y trouvent dans cette dernière. Du milieu d’où je viens qui est la sociologie, on étudie les faits sociaux, on les analyse… Quand j’ai compris l’importance de l’image qui reste pour moi la langue internationale que tous comprennent, j’ai voulu faire de la sociologie autrement en racontant les gens, en leur donnant l’occasion de s’exprimer dans leurs langues maternelles que je sous titre pour permettre aux autres d’avoir accès à leurs histoires. J’ai embrassé l’art quand j’avais 5 ans et demi. J’étais en classe de CI.

Un instituteur, Feu Issa CHÉRIF cherchait une élève qui devait incarnée la cantatrice d’une chanson dédiée à la région de Zinder. Il faisait le tour des écoles de la ville. Arrivé à mon école, il disait que j’ai une voix sinusoïdale qui raisonne bien. Il a porté son choix sur moi. J’avais chanté avec d’autres élèves devant les administrateurs de la région à l’occasion de la fête scolaire régionale. Depuis ce jour, j’ai pris goût et j’ai continué avec le club du Centre Culturel Franco-Nigérien (CCFN) de Zinder où j’ai évolué en passant par le club du CEG II, lycée Kouran Daga et l’Université Abdou Moumouni où j’ai évolué à la CAC et au club UNESCO avant d’intégrer le forum africain des films documentaires où j’ai pour la première fois suivit une formation en scénario avec le contre champ.

Que pensez-vous de la vie associative? Êtes-vous membre d’une association? Si oui, Parlez-nous de votre association et de son impact dans votre vie ?

La vie associative a façonné ma vie. Depuis mon jeune âge jusqu’à la date d’aujourd’hui, j’ai toujours évolué dans des associations.

Actuellement, je suis membre du bureau (chargée à la communication) YALI.

C’est une association dénommée Young African Leadership Initiative du programme d’État Américain initié par le président Barack OBAMA.

C’est une bourse qui permet à des jeunes qui se sont distingués dans leur domaine de compétence d’aller faire des stages dans des prestigieuses universités aux USA.

De retour, tous les boursiers deviennent automatiquement membres.

Le stage aux USA et la vie dans cette association ont complètement changé ma vie. On a fait des activités avec des jeunes, des démunis, on forme des jeunes et on les oriente aussi vers des réseaux internationaux soit en ligne ou des programmes de coaching personnalisé.

Vous abordez souvent les questions de santé reproductive et de planification familiale dans vos films. Qu’est-ce qui vous motive à en parler? Quel impact cela a-t-il dans la société?

La santé de la reproduction fait partie des sujets tabous et moi les tabous c’est ma ligne éditoriale.

Dans « l’arbre sans fruits », j’ai abordé la question de l’infertilité pour permettre aux femmes présumées infertiles d’avoir un espace pour s’exprimer car libérer la parole, c’est se faire de la thérapie. Pour moi, il n’y a pas de sujet impossible à traiter en cinéma. Il faut juste savoir quelle méthode d’approche utiliser.

Selon vous, la planification familiale contribue-t-elle à l’autonomisation de la femme ?

Je m’intéresse au maintien des filles à l’école qui de facto est une forme de planification familiale. Quand une fille est maintenue à l’école, elle est à même de réussir et d’échapper au mariage précoce qui est à la base de beaucoup de maux.

De part sa maturité elle sera beaucoup plus apte à gérer un foyer et à assumer une grossesse sans difficulté.

Nous sommes dans le mois de Mars, le mois de la femme. Avez-vous un message à l’attention des femmes?

Pour moi la femme se célèbre toute l’année, mais le mois de Mars reste symbolique.

Aux femmes, je tiens à leur dire d’oser. Il faut oser pour faire de nos rêves des réalités tout en restant respectueuses de nos valeurs culturelles positives et de nos valeurs religieuses.

Le message de Aicha vous a inspiré ? Laissez un commentaire pour me donner votre point de vue sur le mariage précoce.  Cela m’intéresse beaucoup. Et pour être informé de mes prochains articles, suivez-moi sur facebook : https://www.facebook.com/hanyarkorey/ , twitter : @MariamAbdou2, instagram : mariam_abdou96.

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Les différentes méthodes de contraception

     Les différentes méthodes de contraception

 

Il existe 4 catégories de contraception :

  • La contraception naturelle
  • La contraception hormonale
  • La contraception locale
  • La contraception intra-utérine

1. La contraception naturelle :

Il s’agit des méthodes visant à identifier la période d’ovulation en vue d’éviter les rapports sexuels durant ces jours-là.
NB : L’ovulation est la production des ovules qui sont les gamètes femelles. Lorsqu’un spermatozoïde croise un ovule : il se produit le phénomène de la  fécondation qui donne lieu à une grossesse.
Il existe 6 méthodes naturelles :

1.1. L’abstinence périodique ou méthode Ogino

C’est la méthode dite « de calcul » qui peut être utilisée par toute femme dont le cycle est régulier.
Il s’agit ici pour la femme de calculer sa période d’ovulation et d’éviter les rapports sexuels durant cette période là.
NB : Comment calculer sa période d’ovulation ?
* Si le cycle est court, d’une durée par exemple de 21 jours : L’ovulation a lieu le 7ème jour à compter du premier jour des règles. Le calcul s’effectue en retirant 14 jours, durée de la phase lutéale qui ne varie pas, du nombre de jours du cycle : soit 21 – 14 = 7. Si le cycle a une durée de 22 jours : l’ovulation aura lieu le 8ème jour (22 -14=8).
* Si le cycle est plus long de 33 jours. L’ovulation intervient le 19ème jour à compter du premier jour des règles : soit 33 jours – 14 jours = 19 jours. Si le cycle dure 34 jours : l’ovulation a lieu le 20ème jour, soit 34 – 14 = 20.

 

1.2. La méthode de température :

Elle consiste à déterminer la période d’ovulation en fonction de la température du corps de la femme.
La température habituelle de la femme s’élève légèrement au moment de l’ovulation : de 0,2 à 0,4 °C. Comme l’ovule vit 24 heures, les rapports sexuels non protégés qui ont lieu plus de trois jours après l’élévation de température ne peuvent pas entraîner de grossesse.
La femme doit alors prendre sa température tous les matins à la même heure, au lit, avant de se lever.

 

1.3. L’observation de la glaire cervicale ou « méthode Billings »

Il s’agit de déterminer la période de l’ovulation en fonction de l’aspect de la glaire (sécrétions du col de l’utérus).
A l’approche de l’ovulation, la « glaire cervicale » se modifie. Elle devient plus abondante, plus fluide et provoquent des « pertes blanches ».

 

1.4. La méthode avec appareillage

Cette méthode consiste à utiliser des appareils qui permettent de repérer la période d’ovulation.
Par exemple, à l’aide d’un mini-lecteur informatisé qui mesure la quantité d’hormones fabriquées par les ovaires au moyen d’une bandelette plongée dans les urines du matin. Le lecteur indique si la journée est « sûre » (lumière verte) ou « à risque » (lumière rouge), c’est-à-dire proche d’une ovulation.

 

1.5. Le retrait

C’est la méthode du « coït interrompu », c’est à dire que l’homme au moment de l’éjaculation se retire des organes génitaux de la femme.

 

1.6. La méthode d’allaitement maternelle et aménorrhée (MAMA)

Elle consiste en un allaitement exclusif du bébé par sa mère chaque jour et cela au minimum dix tétées dont une la nuit.

2. La contraception hormonale

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un ensemble de méthodes dont l’utilisation et le fonctionnement repose sur deux hormones : les œstrogènes et la progestérone.

 

2.1. Les pilules

Ce sont des comprimés contenant soit une combinaison d’œstrogènes ou de progestérone ou uniquement de la progestérone.
Ils agissent d’abord directement sur les ovaires en bloquant le mécanisme de l’ovulation.
Puis, les hormones vont également agir sur le mode d’action de l’utérus et de sa muqueuse en rendant la nidation impossible.
Enfin, elles agissent à l’entrée du mécanisme de la reproduction en empêchant les spermatozoïdes de s’introduire dans le col de l’utérus.

NB : la nidation est l’implantation de l’œuf dans l’utérus en vue de son développement pour donner le foetus

2.2. Le patch

C’est un timbre autocollant qui diffuse des hormones œstroprogestatives à travers la peau.

 

2.3. L’anneau vaginal

C’est un anneau en plastique souple placé dans le vagin qui diffuse des hormones œstroprogestatives en continu grâce à la chaleur du corps.

 

 

  2.4. Les injectables

Ce sont des injections à base d’œstrogènes et de progestérone ou uniquement de progestérone administrées par injection intramusculaire entre le 1er et le 5ème jour des règles.

 

 2.5. L’implant

C’est un fin bâtonnet cylindrique souple de 4 cm qui diffuse de la progestérone de façon continue. Il met l’ovulation en sommeil.

 

2.6. Le Dispositif Intra Utérin (DIU)

Le DIU hormonal (appelé aussi stérilet) est un système intra utérin en forme de T. Certains dispositifs sont simplement en cuivre, d’autres diffusent en plus de la progestérone dans l’utérus. Le DIU ralentit la formation de l’endomètre et épaissit la glaire cervicale, empêchant ainsi le passage des spermatozoïdes et donc la fécondation.

3. La méthode locale

Ce sont les méthodes utilisées pour empêcher aux spermatozoïdes issus de l’éjaculation de se déverser dans le vagin et donc d’entrainer une grossesse.

3.1. Le préservatif   

C’est un plastique lubrifié qui épouse exactement les formes de l’organe génital sur lequel il est placé. Il retient le sperme (qui contient les spermatozoïdes).
Il existe le préservatif masculin et le préservatif féminin.
NB : Ces préservatifs sont souvent aromatisés en divers goûts et senteurs.

3.2. Les ovules contraceptifs

Ils existent aussi sous forme de gels contraceptifs.
Leur rôle est de détruire les spermatozoïdes introduits dans le vagin.

4. La contraception intra-utérine

Ici on classe essentiellement le dispositif intra-utérin qui peut être considéré comme une contraception mixte (à la fois hormonale et intra-utérine) lorsqu’il diffuse de la progestérone dans l’utérus.

Classification des méthodes contraceptive en fonction de la durée d’action :

 

On distingue :

  • Les méthodes de courte durée
  • Les méthodes de longue durée

Les méthodes de courte durée sont : les injectables, le patch, l’anneau vaginal, les pilules et les préservatifs.
Les méthodes de longue durée sont : les implants et le dispositif intra-utérin.

En conclusion, comme vous le constatez, il existe de nombreuses méthodes contraceptives.Toutes aussi différentes les unes des autres même lorsqu’elles appartiennent à la même catégorie. Elles disposent chacune d’un mode de fonctionnement différent et ont des effets différents. Cette diversité loin d’être un défaut fait de la contraception un immense système de méthodes donnant une large plage de choix à ses utilisateurs.

N’oubliez pas de me donner votre avis sur le sujet dans les commentaires. Cela m’intéresse beaucoup. Et pour ne rien rater de mes prochains articles, suivez-moi sur facebook : https://www.facebook.com/hanyarkorey/, twitter : @MariamAbdou2, instagram : mariam_abdou96.

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Les conséquences d’un avortement. Partie 3

Les conséquences physiques de l’avortement

Vous devez savoir mesdemoiselles et mesdames qu’en pratiquant un avortement, vous vous exposez à de très gros risques qui touchent directement votre santé et peuvent vous être fatals.

Quelle est la fatalité ?

La mortalité

C’est la conséquence la plus déplorable de l’avortement. Beaucoup de femmes perdent la vie lors de l’avortement même lorsqu’il est pratiqué par des agents de santé compétents. Toutefois, la grande majorité des décès sont dus aux avortements à risque : l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dénombre : « 4,7% à 13,2% des décès maternels » attribuables à un avortement non sécurisé.

Qu’es ce qu’un avortement à risque ?

Selon  l’OMS : « On parle d’avortement à risque lorsque la grossesse est interrompue par des personnes qui n’ont pas les compétences nécessaires ou lorsque l’avortement est pratiqué dans un environnement où les normes médicales minimales ne sont pas appliquées, voire les deux. »

Malgré tous les risques que comporte ce type d’avortement, beaucoup de femmes s’y adonnent et y perdent leur vie surtout dans les pays pauvres. En effet, ce sont « 25 millions d’avortements à risque pratiqués dans le monde chaque année, pour la plupart dans les pays en développement. La mortalité due aux avortements à risque pèse de manière disproportionnée sur les femmes en Afrique. Alors que ce continent comptabilise 29% de tous les avortements à risque, c’est 62% des décès qui leur sont imputables » cite l’OMS.

Cette forte mortalité maternelle constitue pour les pays une perte de bras valides et surtout d’un genre très important pour la société à savoir la femme car dit-on : « éduquer une femme c’est éduquer toute une nation ».

Les conséquences sur votre santé

Après un avortement, vous êtes exposées à de nombreuses complications sanitaires qui peuvent être immédiates, différées ou encore tardives et beaucoup d’entre elles sont irréversibles.

1. Les complications immédiates

On peut observer des hémorragies. Celles-ci peuvent provenir d’une déchirure du col ou de perforations utérines.

Une des finalités malheureuses des hémorragies utérines est la stérilité car il arrive qu’elles obligent à enlever totalement l’utérus.

2. Les complications différées

Dans certains cas, les complications n’apparaissent que plus tard. La femme remarque un saignement anormal. Si la femme consulte : ce qui est rare car ce sont «plus de 3 millions de femmes souffrant de complications après un avortement à risque ne sont pas soignées» d’après une étude de l’OMS, il arrive que les médecins soient amenés à procéder à une deuxième aspiration dans les cas de rétention ovulaire partielle. Celle-ci peut s’accompagner d’infections qui peuvent conduire à la stérilité par obstruction des trompes de Fallope.

3. Les complications tardives

Elles apparaissent alors qu’on pense que tout  est terminé et que la page est tournée. Les patientes font part d’irrégularités menstruelles. Elles peuvent aussi être atteintes d’une infection du col avec des pertes augmentées. D’autres sont atteintes de troubles sexuels : les rapports sont douloureux

Ici aussi, il existe un risque réel de stérilité. Elle peut résulter d’un traumatisme du col survenu lors de l’avortement, d’adhérences utérines, ou d’autres causes encore. On assiste à une augmentation du nombre des fausses couches, notamment lorsque l’avortement a été pratiqué chez des adolescentes. On observe aussi que le fœtus meurt sans intervention extérieure.

Enfin, si les trompes ont été altérées, on note des grossesses extra-utérines (hors de l’utérus).

4. Le cancer

Le magazine Europe Today a publié le 15 juin 1994 une étude de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM). Celle-ci révèle que l’avortement augmente de 100% le risque de développer le cancer du sein chez les femmes prédisposées.

Par ailleurs, une étude réalisée aux Etats-Unis et publiée le 2 novembre 1994 par le très officiel Institut National Américain contre le Cancer révèle que le risque le plus élevé concerne les adolescentes (moins de 18 ans) qui ont avorté. Elles encourent un risque de 150% plus élevé que les autres ! Suivent les femmes de plus de 30 ans : le risque est supérieur de 110%.

Il semble que de telles conséquences s’expliquent par le dérèglement hormonal causé par un arrêt brusque et prématuré de la grossesse. Par contre, dans des circonstances naturelles (fausse couche), aucun accroissement du risque de cancer n’a été détecté.

Les conséquences psychologiques de    l’avortement

Elles sont fréquemment oubliées. En effet, la femme n’est pas épargnée sur le plan psychologique. Ces effets secondaires psychologiques sont connus sous le nom de syndrome post-avortement.

Les effets les plus graves sont des troubles marqués, sévères ou persistants, relevant même de la psychiatrie. Un psychiatre et obstétricien, le docteur Fogel possédant une grande expérience en matière d’avortement nous dit : « Je pense que toute femme est traumatisée par la destruction d’une grossesse. Elle se détruit elle-même. Il y a un prix psychologique à payer. Cela peut être l’aliénation, cela peut être un éloignement de chaleur humaine, peut-être un durcissement de l’instinct maternel. Quelque chose se passe au plus profond de la conscience d’une femme quand elle détruit une grossesse. Je sais cela en tant que psychiatre. »

Même les femmes les plus équilibrées sur le plan psychologique sont susceptibles de développer une psychose. Le docteur Mango, psychiatre et spécialiste du syndrome post-avortement affirme :

« Je n’ai jamais rencontré une femme sans désordres psychologiques après un avortement, même si elle n’a pas établi de lien entre la perte de son enfant et ses troubles ».

Les conséquences immédiates

  1. La détresse, l’angoisse, le chagrin et les remords comme nous le rapporte un médecin en ses mots : « J’ai vu des centaines de patientes qui avaient subi l’opération (avortement) . Approximativement 10% n’exprimaient que très peu ou pas d’inquiétude. Parmi les autres 90% , il existait tous les degrés de détresse, d’angoisse, de chagrin et de remords. »
  2. La culpabilité : elle se traduit par un sentiment de gêne, voire de honte, touche aussi les femmes. Voici le témoignage de l’une d’entre elles, âgée de 22 ans ; elle a avorté à 18 ans : « Celui qui n’a pas connu d’avortement ne peut vraiment se rendre compte de ce que c’est. On ne peut échapper au remords et ne pas s’apercevoir que l’avortement est un meurtre. En ce qui me concerne, les effets se sont produits par vagues ; ils sont continuellement présents ; parfois c’est quelque chose qui surgit doucement dans mon esprit, à d’autres moments cela me submerge. C’est une chose qu’on ne peut jamais oublier et le poids de la faute pèse toujours sur la conscience. »
  3. Diminution de l’estime de soi : certaines se sentent violentes, indignes d’être aimées ou d’avoir des enfants, accusées d’avoir choisi la voie de la facilité. Voici le témoignage d’une jeune femme mariée ayant subi un avortement deux ans auparavant : « J’avais subi mon avortement. Dès mon réveil, le lendemain, j’avais senti que je voulais voir un bébé. J’avais toujours pensé que si je devenais enceinte à contretemps, la solution idéale serait l’avortement. Je ne réalisai que le lendemain de l’opération que ce dont je m’étais débarrassée n’était pas un « petit tas de gélatine », mais « mon bébé ». Quand il eut disparu, c’est alors seulement qu’il devint réel. »

Apparition tardive de troubles psychologiques

De prime abord, la femme se sent soulager, mais par la suite, elle manifeste des troubles psycho-émotionnels de gravité variable, quelquefois plusieurs années après l’avortement. On retrouve souvent ce principe: les troubles apparaissent lorsqu’un événement rappelle l’avortement. Cela peut être une nouvelle grossesse, ou par exemple la date anniversaire de l’avortement ou de ce qui aurait dû être la naissance.

Les troubles extrêmes

  1. Au début ce sont des angoisses, des pleurs, l’impression de perdre la raison : Les femmes ressentent une moindre capacité à aimer, elles communiquent plus difficilement.
  2. Puis elles commencent à éprouver des sentiments d’hostilité : D’abord envers elles-mêmes, puis à l’encontre des proches qui ont pu faire pression pour qu’elles avortent. Enfin, cette agressivité se transforme en colère. Cela amène certaines à des situations de dépendance par rapport à l’alcool ou aux tranquillisants.
  3. Le sentiment de malaise peut être si profond qu’il entraîne des idées de suicide

Les conséquences sur le couple

L’équilibre du foyer peut être compromis et tous les efforts tentés pour le rétablir peuvent s’avérer vains surtout lorsque le conjoint a fait pression sur la femme afin qu’elle avorte. Elle éprouve à son égard mépris, amertume, rancune, et répulsion. Ces sentiments vont détériorer toute leur relation, et amplifier les problèmes qui existaient déjà.

Par contre si l’homme n’a pas voulu l’avortement, il éprouve un ressentiment d’autant plus fort qu’il reconnaît qu’un bébé, le sien, a été tué contre son gré.

 

Les conséquences sur les enfants

  1. Après avoir avorté, une mère peut dans certains cas mal vivre une nouvelle grossesse. Après la naissance, elle éprouve même une répugnance allant jusqu’au refus de l’allaitement. Elle a de la peine à s’attacher au nouveau-né, et réagit mal à ses pleurs. Plus tard, cela pourra entraîner une tendance agressive à son égard.
  2. Quant aux enfants : lorsqu’ils réalisent que leur maman a avorté, ils en souffrent profondément. Ils peuvent alors être troublés par une anxiété latente. Ils vivent dans un climat d’insécurité. Ils éprouvent un manque de confiance à l’égard de leur mère, et pensent au petit frère ou à la petite sœur qu’ils n’ont jamais pu connaître.
  3. Enfin, parlons de l’enfant victime de l’avortement : Il subit les tortures les plus atroces, avant de disparaître.

 

Je suis à la fin de mon article, mais je ne saurai vous quittez sans ces quelques mots à l’endroit de mes sœurs et mères : Avorter est une décision de vie, un choix qui vous poursuivra jusqu’à votre dernier souffle. Les conséquences sont très graves : votre santé en est menacé  et vous êtes très exposées au risque de perdre votre vie en voulant en ôter une autre. Je ne suis pas ici pour vous faire la morale. Non ! Je souhaite juste attirer votre attention sur ce qui risque très fortement de vous arriver quand vous avortez. Alors préservez vous mes sœurs pour ne pas tomber enceinte précocement, mais si cela arrive : n’avortez surtout pas ! D’autres solutions existent . Vous ne les voyez certes pas, mais elles sont là et je vous en parlerai très prochainement.

 

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Les conséquences d’un avortement. Partie 2

C’est avec une immense joie que je continue mon article sur « les conséquences d’un avortement ». Vous aurez constaté après lecture de la première partie que je ne vous ai pas parlé des conséquences de l’avortement en eux même. J’ai pris le temps de vous définir le concept, de vous donner les informations nécessaires pour que vous puissiez comprendre pourquoi il constitue une problématique à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, je souhaite vous parler des « causes de l’avortement », mais je vous rassure que je vous parlerai des conséquences de l’avortement juste après cette partie.

C’est vrai qu’en écrivant cet article, mon objectif était d’attirer l’attention des jeunes filles et femmes sur les conséquences de cet acte. Je voulais qu’elles sachent et surtout comprennent qu’en avortant, elles s’exposent à de nombreux risques : des complications immédiates, tardives et souvent mortelles.

Je pensais qu’en ayant ces informations, beaucoup sauront se préserver d’avorter ou lorsque cela est vraiment nécessaire : faire appel aux services des agents de santé compétents en la matière car à l’heure où certains pensent que la femme ne devrait jamais avorter pour des raisons le plus souvent religieuses, beaucoup pensent que cela est son droit le plus légitime.

Mon objectif n’a pas changé et encore moins mon opinion sur l’importance des informations que je vais donner ultérieurement. J’ai juste jugé utile d’introduire le sujet et dans une suite logique parler des causes puis des conséquences.

Alors, quelles sont les causes d’un avortement ?

Il existe les avortements spontanés et les avortements provoqués.

Les avortements spontanés interviennent de manière involontaire. C’est ce qu’on appelle communément « perte de grossesse » ou « fausse couche ».

Les avortements provoqués quant à eux sont des interruptions volontaires de grossesses pour des raisons thérapeutiques ou sur décision parentale.

Nous allons voir les causes de ces différents avortements.

  1. Les avortements spontanés

Plusieurs anomalies du fonctionnement de certains organes sont à la base d’un avortement spontané :

  • Malformations de l’utérus (c’est l’organe au sein duquel se développe le fœtus)
  • Synéchies (accolement des parois de l’utérus).
  • Fibrome : tumeur de nature bénigne développée à partir du muscle utérin, plus fréquente chez les femmes de 40 à 50 ans, et chez les femmes noires.
  • Hypoplasie de l’utérus (insuffisance de développement de l’utérus).
  • Présence d’une tumeur (cancer de l’utérus).
  • Béance du col de l’utérus.
  • Salpingite (inflammation des trompes).
  • Insuffisance hormonale (carence en œstrogènes, en progestérone, en hormone thyroïdienne).
  • Excès de sécrétion d’androgènes (hormone mâle).
  • Intoxications 
  • Carences alimentaires, en vitamines, minérales (essentiellement dans les pays en voie de développement).
  • Troubles métaboliques (cas de la femme enceinte diabétique).
  • Infections.
  • Traumatisme comme un accident de la voie publique en exemple.
  1. Les avortements provoqués

Il existe deux cas :

1er cas : L’avortement provoqué pour motif thérapeutique
L’avortement thérapeutique peut être décidé à tout moment de la grossesse, avec l’accord d’un conseil de médecins.

Il s’agit d’une interruption de grossesse en raison d’anomalies graves du fœtus ou lors d’une grossesse dangereuse pour la femme enceinte.

Cela peut survenir :

  • D’une part, à la suite d’une pathologie (maladie) telle que l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance respiratoire, l’insuffisance rénale, le sida, un cancer etc.
  • D’autre part si l’enfant qui doit naître risque de souffrir d’une pathologie réellement grave et incurable il faut également faire appel à l’avortement provoqué pour motif thérapeutique
  • Il peut également exister une contre-indication à la grossesse d’origine mentale ou physique.
Procédure de l’avortement thérapeutique :

L’équipe médicale en gynécologie obstétrique va faire faire alors des examens appropriés qui permettent de vérifier les présomptions d’atteinte du fœtus. Il s’agit de l’échographie, la biopsie des villosités choriales, de l’amniocentèse et de différents sérodiagnostics sanguins.

L’avortement thérapeutique dont l’évolution est bonne c’est-à-dire qui ne se complique pas, est effectué en milieu hospitalier où l’on pratique une administration de prostaglandines.

Notez bien !
  • L’avortement thérapeutique doit se faire selon les procédures légales et répondre aux instructions du législateur.
  • L’avortement provoqué, même effectué dans les conditions matérielles les meilleures, n’est pas exempt de complications traumatiques, hémorragiques ou infectieuses. Il entraîne fréquemment des séquelles physiques ou psychologiques.
2e cas : L’avortement provoqué sur décision parentale ou Interruption Volontaire de Grossesse (IVG)

La principale cause de ce type d’avortement est :

La grossesse non désirée : Beaucoup de femmes décident d’avorter parce qu’elles sont tombés enceinte sans l’avoir voulu. Généralement elles se sont adonnées à un acte sexuel non protégé à la suite duquel elles sont tombées enceinte.

La grossesse étant en elle-même non souhaitée, elles pensent aussi aux préjugés que cela va engendrer à leur égard : le rejet de la société, les injures etc. Ce qui les poussent à prendre une décision radicale : y mettre fin ! Au risque de mettre en danger leur vie.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) , « 25% des grossesses se sont terminées par un avortement provoqué ».

D’autres causes :

  1. Divorce : Généralement il s’agit d’un premier enfant que les deux conjoints ou la femme seule décide de ne pas garder en vue de ne conserver aucun souvenir de la relation qui a pris fin.
  2. Problème financier : Une femme peut décider d’interrompre sa grossesse parce qu’elle ne se sent pas capable d’offrir de bonnes conditions de vie à son enfant. Elle préfère alors qu’il ne naisse pas pour ne pas affronter une vie difficile et souvent misérable.
  3. Viol : Des femmes victimes d’agressions sexuelles à l’issue desquelles elles sont tombées enceinte décident la plupart du temps de ne pas garder cet enfant car cela leur rappellera constamment la blessure du viol.

Les avortements provoqués constituent la catégorie la plus dangereuse d’avortements car ils sont pour la plupart pratiqués de manière clandestine. Ils engendrent des conséquences désastreuses dont un fort taux de mortalité maternelle. En effet, Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : « On estime à 22 millions le nombre des avortements à risque pratiqués dans le monde chaque année, pour la plupart dans les pays en développement » et « le nombre des décès dus à des avortements pratiqués dans de mauvaises conditions était estimé à 47000 en 2008 »

Le chiffre est exorbitant et la situation est très grave. Il y a nécessité de prendre des dispositions pour pallier à ce phénomène. Beaucoup de pays en ont pris conscience et mettent en œuvre d’énormes moyens pour y remédier. D’ailleurs, des progrès sont constatés. En exemple, au Niger, selon Family planning 2020 : « en 2016 ce sont 33000 avortements à risque qui ont été évités grâce à l’utilisation de contraceptifs modernes ».

Malgré ces différents progrès, la guerre est loin d’être gagnée et le combat se poursuit.

C’est une lutte qui mérite une implication de tous car comme je le dis toujours : « Il ne s’agit pas que de nous, il s’agit de la société entière et nous n’avons pas le droit de croiser les bras et d’observer ».

 

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Article similaire : http://agado.mafamilleplanifiee.org/les-consequences-dun-avortement1/

Les conséquences d’un avortement. Partie 1

Qu’est-ce qu’un avortement ?

Selon le Dictionnaire médical de l’Académie de médecine, un avortement est une : « Interruption de grossesse accidentelle, volontaire, médicale ou thérapeutique avant le terme légal de viabilité, soit 22 semaines d’aménorrhée ».

On distingue :

  1. Les avortements précoces : qui surviennent avant le 3 ème  mois
  2. Les avortements tardifs : qui ont lieu après le 3 ème  mois  
  3. Les avortements spontanés : qui lorsqu’ils sont précoces, sont le plus souvent dus à une anomalie chromosomique de l’embryon.
  4. Les avortements provoqués ou Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG) : qui peuvent être médicalement assistés ou non.

NB : Répété plus de deux fois, un avortement doit faire l’objet d’une investigation médicale en vue d’en détecter la cause et mettre en place un éventuel traitement.

L’avortement : une problématique mondiale

Depuis des siècles, la question de l’avortement a toujours été au centre des préoccupations sociales.

D’une part, elle constitue une problématique essentielle à laquelle chacun essaie d’apporter des solutions.

D’autre part, elle est un sujet à polémique où chacun essaie de faire accepter son opinion ainsi que ses attentes : c’est la bataille des « favorables » et « non favorables » à l’avortement volontaire.

Le nombre d’avortements ne cessent d’augmenter au fil des années, faisant de la question un véritable fléau auquel il faut nécessairement palier.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) :

« De 2010 à 2014, on a enregistré dans le monde:

  • une moyenne annuelle de 56 millions d’avortements (sécurisés ou non) ;
  • 35 avortements pour 1000 femmes âgées de 15-44 ans;
  • 25% des grossesses se sont terminées par un avortement provoqué;
  • un taux d’avortements plus élevé dans les régions en développement que dans les régions développées
  • Et on estime à environ 22 millions le nombre des avortements à risque pratiqués dans le monde chaque année, pour la plupart dans les pays en développement. ».

Il est clair que les chiffres sont très élevés, mais ce n’est pas cela qui alerte beaucoup de monde car comme on dit « ce n’est pas faire le problème, mais c’est mal faire le problème ».  A ces chiffres, il faut assimiler le nombre de conséquences désastreuses que l’avortement entraîne. Vous saurez alors pourquoi la situation est alarmante et pourquoi beaucoup de personnes se battent pour arrêter ce phénomène.

Cependant, il existe de nombreuses autres personnes qui se battent pour la légalisation de l’avortement. Dans certains pays, les luttes ont abouties et des lois autorisant l’avortement ont été votées.

Selon l’Union Suisse pour Décriminaliser l’Avortement (USPDA) :

  • « Entre 1950 et 1985, la plupart des pays industrialisés ainsi que quelques pays en voie de développement ont libéralisé leurs lois sur l’avortement.
  • À partir de 1986 jusqu’en 2010, 35 autres pays ont assoupli leur législation en la matière. 15 d’entre eux ont introduit le régime du délai (interruption de grossesse légalisée dans les premiers mois de la grossesse) : cinq pays d’Europe orientale, l’Allemagne, la Belgique, la Grèce, la Suisse, le Portugal, l’Espagne, l’Afrique du Sud, le Cambodge, la Mongolie et le Népal.
  • Le Canada, en 1988, a abrogé toute pénalisation de l’avortement.
  • De plus, les Etats confédérés de Mexico City (Mexique), Australie de l’Ouest, Victoria et ACT (Australie) ont également introduit une solution du délai ou abrogé complètement les dispositions sur l’avortement du code pénal.
  • Seule la Pologne est passée d’une loi très libérale à des dispositions restrictives.
  • Le Chili, le Salvador et le Nicaragua ont encore accentué le caractère très restrictif des lois frappant l’avortement. ».

Ces différentes lois, selon bon nombre de citoyens donnent plus d’ampleur au problème car ils augmentent considérablement le taux d’interruptions volontaires de grossesse. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup se battent pour les faire abroger, mais le pari est loin d’être gagné.

 

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Pourquoi utiliser la contraception ?

Pourquoi utiliser la contraception ?

Aujourd’hui, même si l’on parle de contraception un peu partout et que chacun dispose d’une notion sur le sujet, il persiste encore quelques zones d’ombres autour de la thématique. Beaucoup ignore ce qu’il en est concrètement : en quoi cela consiste ? Qu’est-ce que ça implique ? Comment la pratiquer ? Pourquoi la pratiquer ?

Cette dernière question constitue pour moi la plus importante parce que c’est d’elle que part tout choix dans la vie : « on ne fait jamais rien pour rien » dit-on. Derrière chacun de nos actes se cache toujours une raison. Celle-ci part toujours dans le sens d’un avantage pour nous car l’Homme est constamment à la recherche du « meilleur » . Le meilleur pour lui, mais aussi pour ses proches. Et lorsqu’une chose regroupe ces deux caractéristiques, elle devient le choix parfait que l’on pose sans hésitation.

Au Niger, Family Planning 2020 estime à : « 16.9% le pourcentage de femmes qui ont obtenu des informations sur la contraception lors d’une visite récente avec un prestataire des services de santé» . Ce qui est relativement très bas.

L’objectif de cet article est de vous parler des avantages/intérêts de la contraception pour vous et votre famille et mais aussi pour la société entière. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, définissons le concept.

Qu’est-ce que la contraception ?

Selon le dictionnaire de médecine Flammarion, 7e édition, la contraception est « l’utilisation de procédés temporaires et réversibles destinés à empêcher la conception » .  Conception dans le sens de concevoir un enfant.

Relation planification familiale et contraception ?

Il est impossible de parler de contraception sans parler de planification familiale car ce sont deux concepts intimement liés. En effet, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : « La planification familiale permet aux populations d’atteindre le nombre souhaité d’enfants et de déterminer quel sera l’espacement des naissances. Elle consiste à utiliser des méthodes contraceptives et à traiter l’infécondité. ».

Donc faire de la planification familiale c’est faire de la contraception.

Quels sont les intérêts/avantages de la contraception ?

L’utilisation de la contraception est un choix qui part nécessairement d’une bonne compréhension du sujet et de son importance.

Elle a pour but de contribuer au bien-être de la personne en elle-même, du couple, de la famille et de la société en général.

La contraception vise à soutenir le développement des communautés ainsi que leur santé.

Les avantages de la contraception sont nombreux :

  1. Épanouissement familial

Avoir un enfant est une joie et une bénédiction pour beaucoup. Mais que dire quand cela devient tristesse et amertume ? Que faire quand cela s’accompagne d’une angoisse permanente ? C’est là qu’intervient la contraception/planification familiale.

Toute mère a le droit de choisir de tomber enceinte au moment qui lui semble le plus propice. Il en va de son bien-être et de celui de son bébé.

Selon l’OMS : « On estime à 214 millions le nombre de femmes dans les pays en développement qui souhaiteraient retarder le moment d’avoir un enfant ou ne plus avoir d’enfants mais qui n’utilisent aucun moyen de contraception. » . En effet, porter un enfant n’est pas chose facile et l’éduquer encore moins. Avec la contraception, vous pourrez mesdames vous reposer physiquement et moralement après chaque grossesse et consacrer pour chaque enfant le temps nécessaire à son éducation de base : celle du plus jeune âge. Et il en est de même pour vous messieurs.

Des parents physiquement et moralement sains, des enfants bien éduqués dans une joie et une communion parfaite : telle est la conception de l’épanouissement familial.

  1. Lutte contre les grossesses non désirées

Grâce à la contraception, on pourra pallier à l’un des fléaux les plus importants de nos sociétés : « les grossesses non désirées ». Ainsi, on parviendra à réduire le nombre d’avortements à risque, le plus souvent clandestins pratiqués par un grand nombre de femmes.

Selon Family Planning 2020, au Niger en 2016 : « 104.000 grossesses non désirées et 33.000 avortements à risque ont été évités grâce à l’utilisation de contraceptifs modernes. ».

Ici, la contraception permettra aussi de réduire le taux d’enfants abandonnés et d’homicide de bébés car beaucoup de mères abandonnent ou tuent leurs bébés parce qu’elles n’ont pas voulu leur donner naissance.

  1. Lutte contre la mortalité maternelle et infantile

Selon l’OMS : « 830 femmes environ meurent chaque jour de causes évitables liées à la grossesse et à l’accouchement. ».

La contraception permet aux femmes qui le souhaitent de limiter la taille de leur famille. Les femmes qui ont plus de quatre enfants auraient un risque de mortalité liée à la maternité accru du fait de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. Et les nourrissons dont les mères décèdent lors de l’accouchement courent également un risque plus élevé de décès et de santé médiocre.

La contraception prévient les grossesses et les naissances trop rapprochées survenant à un moment inopportun. Lesquelles contribuent à des taux de mortalité infantile parmi les plus élevés au monde.

Au Niger, selon Family Planning 2020 : « en 2016, 400 décès de mères ont été évités grâce à l’utilisation de contraceptifs modernes. ».

  1. Renforcement de l’éducation

La contraception permet aux femmes de mieux s’investir dans la vie active de leur communauté : leurs études, leur parcours professionnel…

Elle leur donne une meilleure chance d’étudier plus longtemps, mais également de travailler plus librement.

Elle permet aussi aux parents de mieux investir dans l’éducation de chaque enfant à travers l’espacement des naissances.

  1. Lutte contre le VIH SIDA* et autres MST*

Les méthodes de contraception permettent de réduire les grossesses non désirées chez les femmes vivant avec le VIH SIDA et donc réduire le nombre de bébés infectés.

Les préservatifs masculins et féminins protègent contre toutes les maladies sexuellement transmissibles.

* VIH SIDA = Virus de l’immunodéficience humaine, Syndrome d’immunodéficience acquise.

*MST = Maladies sexuellement transmissibles.

  1. Réduction de la pauvreté

Le choix d’avoir un enfant à un moment propice contribue à lui donner une meilleure éducation, un meilleur accès à la santé, à l’alimentation, à l’habillement et aux loisirs. Et tout ceci en se protégeant de quelconques difficultés financières.

Grâce à la contraception, on pourra également réduire le taux de mendicité qui ne cesse de s’accroître au Niger. En effet, beaucoup d’enfants sont abandonnés par leurs parents. Ils n’ont d’autre choix que de se mettre à mendier. Dans d’autres cas, c’est la famille entière qui est réduite à la mendicité.

 

En conclusion, la contraception à travers plusieurs points d’actions contribue à un meilleur développement social.

La société est en bonne santé, plus épanouie, mieux éduquée et donc plus à même de s’impliquer dans la vie active. Ce qui permettra un meilleur développement économique à travers la réduction de la pauvreté.

 

« La contraception n’est pas une question de soi, mais une question de tous ».

« Il ne s’agit pas que de vous, mais de toute votre communauté et à plus grande échelle du monde tout en entier ».

 

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Où mène une grossesse non désirée ? Partie 3

Comment soutenir les femmes porteuses de grossesses non désirées ?

Tout d’abord, il y a la nécessité de créer des centres de référence vers lesquels ces femmes pourront se tourner sans crainte et être écoutées, soutenues et aidé jusqu’à leurs accouchements à l’issue duquel il faudra leur proposer des solutions et les amener vers le meilleur des choix en ce qui concerne leurs enfants et elles-mêmes. Toutes les conditions devront être réunies pour que chacune puissent s’épanouir qu’elle décide ou non de garder son enfant.

Ensuite, elles auront besoin d’être accompagnées dans leur retour vers la société.

Premièrement, il s’agira de créer un changement de mentalité chez tous les acteurs de la société pour que ces femmes soient acceptées dans leur différence.

Deuxièmement, il faudra les aider à se réintégrer ou s’insérer professionnellement pour qu’elles puissent regagner le respect et la confiance des autres, mais également vis-à-vis d’elles-mêmes car ce que beaucoup ignore c’est que ces femmes sont les premières à s’en vouloir elles- mêmes. Elles regrettent et perdre totalement l’estime d’elles.

La dernière chose et qui n’est pas des moindres est de sensibiliser ces femmes à parler de ce qu’elles ont vécu. C’est ce qu’on appelle communément : « témoignage ».

Un témoignage est captivant, un témoignage est poignant et c’est ce qui fait de lui le meilleur moyen de sensibilisation.

 

En conclusion, le phénomène des « grossesses non désirées » du fait de son importante prévalence et de ses conséquences désastreuses mérite une attention particulière de tous les acteurs de la société en vue de le combattre efficacement. Le programme de suivi et de réinsertion sociale s’il existe doit être renforcé et s’il n’existe pas doit être mis en place.

Vous noterez que dans cet article, je me suis appesantie sur « les grossesses non désirées » chez les femmes non mariées, mais je tiens à préciser que ce fléau existe aussi dans les couples légalement mariés. Nous aurons peut-être l’occasion d’en parler prochainement.

Et je terminerai en disant que : “il est certes meilleur de prévenir plutôt que de guérir, mais lorsque le mal est déjà fait, la solution est de guérir et surtout de bien guérir“.

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