COVID19 : femme et confinement. Quelles retombées ?

Pourtant 2020 avait bien commencé.

Je me rappelle avoir lu partout plusieurs messages d’espoir, plein d’ambitions et de volonté de faire mieux en cette année qui sonne binôme : « Vingt-vingt ».

Personnellement, j’avais fais un bilan de ce que m’avait appris l’année précédente.

Entre autre, j’avais noté « La planète est assez grande, il y a assez de place pour tout le monde ».

Le sens que j’avais donné était qu’il ne fallait pas détruire quelqu’un pour briller.

Aujourd’hui quand je vois comment la planète nous a renvoyé chez nous, comme une façon de dire : « Vous vous bousculez chaque jour, maintenant allez-y tous réfléchir ! » . Une façon de nous montrer qu’au final c’est en étant « ensemble qu’on donne du sens à la vie ».

A vrai dire, personne n’était prêt à ce qui allait advenir, même si beaucoup de polémiques sont ressorties autour de ce qui se passe. Comme quoi cela serait créer de toute pièce et que tout un plan siège derrière cette tourmente.

Comme j’aime souvent le dire, l’être humain n’a le pouvoir de percer que ce qu’il voit et ce qu’il arrive à concevoir matériellement. On peut polémiquer ; au final, personne n’a de réponses sûres et nous restons tous impuissants face à la situation !

Quelques informations sur le COVID19

Le monde mène en ce moment ce que d’aucuns ont appelé une «bataille contre l’invisible».

Je ne vais pas donner une leçon médicale, mais j’aimerais juste en quelques phrases vous donner une idée de cette maladie.

Futura Santé écrit que le COVID19 est une : « maladie infectieuse qui a émergé en décembre 2019 dans la ville de Wuhan, dans la province du Hubei en Chine. Elle s’est rapidement propagée, d’abord dans toute la Chine, puis à l’étranger provoquant une pandémie mondiale. Le Covid-19 est une maladie respiratoire pouvant être mortelle chez les patients fragilisés par l’âge ou une autre maladie chronique. Elle se transmet par contact rapproché avec des personnes infectées. »

Les derniers chiffres de l’Université de recherche américaine Johns Hopkins révèlent que plus de 275 mille personnes ont été infectées de par le monde.

La maladie jusqu’à ce jour reste sans traitement ni vaccin.

Tout de même, il semble qu’un protocole de Chloroquine + Azithromycine a fait ses preuves sur certains malades.

Aussi, une piste de vaccin à partir du BCG est explorée (petite parenthèse, les tests sont envisagés en Afrique, ce qui a choqué plus d’un, moi également).

La prévention reste alors la seule arme.

Dans les pays, les rassemblements sont réduits au maximum allant jusqu’ à l’isolement des villes. C’est l’exemple du Niger où la journée de travail prend désormais fin à 14h et un couvre-feu est instauré de 19h à 6h du matin. l’Italie quant à elle observe, un confinement total.

    Chacun chez soi

Toutes ces mesures justifiées et comprises restent pour le moins difficiles dans un monde habitué à l’industrialisation, la course au « capital », la concurrence.

Il y a encore quelques semaines, j’étais de gauche à droite entre mes études et mes activités multiples (qui d’ailleurs me manquent énormément).

Aujourd’hui, je me retrouve stagnant à la maison et essayant au maximum de m’occuper au mieux, d’avancer malgré tout, en étant loin du monde.

Comme beaucoup d’entre nous, je suis chanceuse de pouvoir être chez moi, entourée de ceux que j’aime (ma famille).

Si en ce moment, je suis devant mon ordinateur en train d’écrire cet article après avoir pris un bon repas, prenant un thé bien chaud.

Si en ce moment, je suis une femme complètement épanouie qui malgré tout garde espoir que tout s’arrangera en posant un regard croisé sur la situation et m’occupant à construire et à consolider ce que je peux.

Je m’arrête deux minutes et je pense à toutes ces autres femmes.

Je parle de ces femmes pour qui ce confinement ne tournera pas du bon côté.

Ces femmes pour qui le goût de ce confinement sera amer et rimera avec tam-tam dont elles feront office.

Je parle de ces femmes pour qui ce confinement signifiera « pas d’échappatoire ».

En apprenant le couvre-feu au Niger, j’ai souhaité de tout mon cœur que cela réunisse beaucoup de couples, de familles.

Toutefois, je suis consciente que malheureusement beaucoup de couples se déchireront encore plus et au milieu de cela les enfants, êtres innocents n’ayant rien demandé.

Malheureusement, plus de violences envers les femmes

C’est triste et étant activiste dans le domaine des droits des femmes, cela me fend le cœur, mais les violences familiales et conjugales risquent d’augmenter en cette période.

C’est une inquiétude que nous partageons tous en tant qu’acteurs du domaine et nous souhaitons tirer la sonnette d’alarme.

Jurgita Pečiūrienė, experte à l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) déclare : « Une augmentation prouvée de la violence domestique a été enregistrée en temps de crise ou de catastrophe naturelle. Comme la vie normale s’arrête, les victimes — qui sont généralement des femmes — se retrouvent exposées à leur agresseur pendant de longues périodes et ne bénéficient plus d’un soutien social et institutionnel  »

L’Organisation mondiale de la Santé a rappelé dans la revue médicale The Lancet que près de 35% des femmes et filles sont exposées à une forme de violence physique et/ou sexuelle au cours de leur vie. Dans certains pays comme l’Ouganda ou les Samoa, ce sont près de sept femmes sur dix qui ont été victimes d’abus, d’après l’ONU Femmes.

Imaginez un peu si ces chiffres devaient flamber ?

Au Niger, dans une interview accordée à AfrikMag, l’ONG SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales affirmait aider jusqu’à 200 femmes chaque année. Cela encore qu’elles cherchent de l’aide, mais combien sont-elles qui passent sous silence tout ce qu’elles subissent ?

Si Madame avait la possibilité d’échapper à Monsieur prétextant le travail ou toute autre activité, que se passe t-il actuellement chez Madame et Monsieur H24 ?

Je tiens ici à attirer l’attention sur le fait qu’il ne s’agit pas uniquement des coups, mais également de toutes les insultes, les moqueries, les cris que subissent certaines épouses parce que Monsieur pense avoir le droit.

A l’accoutumé, il est déjà difficile de faire de la prévention et d’agir à grande échelle sur ces violences, mais avec l’arrêt quasiment total de la société, les choses deviennent plus complexes.

Quelques pistes de solutions

Les acteurs du domaine ne peuvent pas rester les bras croisés. De par le monde, plusieurs associations se mobilisent pour apporter des solutions.

C’est le cas de l’Association Belge « Vie féminine ».

Hafida Bachir, secrétaire politique explique « Etant confronté à une situation totalement inédite, nous avons essayé de repenser la manière de garder le contact avec les femmes. C’est la raison pour laquelle nous avons rapidement mis sur pied des permanences sociales et juridiques par téléphone. Ce sont des juristes et des assistantes sociales qui répondent aux femmes. Elles peuvent dès lors obtenir des réponses à leurs questions, mais nous pouvons également les orienter vers des services spécialisés en cas de violences. »

D’autres Associations proposent des solutions plus connectées.

Le collectif contre les violences familiales a mis en place une «  ligne d’écoute, le nécessaire a été fait pour permettre aux travailleurs de travailler à domicile, une question de sécurité pour les collaborateurs qui permet de maintenir la ligne, ce qui nous semble essentiel » comme explique un membre du collectif.

Face à ces bonnes initiatives, il ne reste plus qu’à emboîter le pas.

De mon côté, je décide que : « La messagerie de ma page facebook reste ouverte pour toutes les femmes qui auront besoin d’une écoute et d’une orientation en ce sens en cette période. »

Malheureusement, des charges intenables pour les femmes

Toutefois, il n’y a pas que les violences familiales et conjugales qui nous inquiètent, il y a aussi l’impact de tous les stéréotypes de genre qui se fera plus ressentir en cette période.

En exemple, il y a quelques jours, parlant de comment gérer le stress du confinement à la télévision, un psychologue propose que la femme cuisine et que l’homme lui bookine et joue avec les enfants.

Je ne vous demande pas de vous attarder sur son métier qui ne rime pas avec ses propos, mais sur les stéréotypes qui en sont ressortis.

Si la femme a envie de passer du temps en cuisine, ce qui est le cas la quasi-totalité du temps, il ne faut pas oublier qu’avec ce confinement les charges domestiques risquent d’augmenter.

En exemple, beaucoup de foyers où Madame recevait de l’aide d’une tiers personne (aide ménagère etc), avec ce confinement, ce n’est plus le cas.

Si il y avait possibilité de faire garder les enfants ailleurs aussi, ce n’est plus le cas.

Les tâches s’alourdiront alors pour les femmes qui loin d’être en mesure de tout assumer auront besoin de soutien de la part de leur conjoint, si encore ceux-ci ne sont pas cambrés sur les stéréotypes.

Messieurs, entrez en cuisine, faîtes le ménage, occupez-vous des enfants, aidez votre épouse et mère de vos enfants.

Vivement la fin de cet enfermement

Si pour chaque couple, je souhaite le meilleur, le bonheur absolu.

Si pour chaque femme, je souhaite la fin de tous ces tourments et un monde plus équiable et égalitaire.

Je nous souhaite à tous une fin anticipée de cette pandémie et une reprise plus fougueuse de toutes nos activités.

J’écrivais hier que : « Ce confinement s’allonge, stressant chez d’aucuns, mais nous en ressortirons tous plus forts, tous beaux, tous frais. Nous développerons de nouveaux talents et nous irons à la conquête du monde de nouveau Plaise à Dieu ».

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Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à partager et à me donner votre avis en commentaire.

Bon Confinement à tous ! Avec toute ma sympathie.

 

 

 

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